Tour du Queyras : le GR58 en 3 jours

Pendant le confinement j’ai eu le temps de cogiter à des choses, beaucoup de choses. Certaines très sérieuses, d’autres beaucoup plus légères, et notamment la liste des sentiers de Grande Randonnée et autres “OFF” que j’avais envie de faire.
Je crois que j’ai en stock de quoi m’occuper un moment, et ça colle plutôt bien avec mon idée de faire moins de compétitions officielles et plus de choses “juste pour moi”.
Bref, du coup ce week-end j’ai commencé ma liste par une balade qui me faisait envie depuis déjà un moment : Le Tour du Queyras (GR58).
Allez, grimpez dans mon sac, je vous emmène !

Le Tour du Queyras

Le GR58 – Tour Du Queyras fait environ 110km pour 7000D+, mais ça peut grimper jusqu’à 130km selon les variantes.

Il se fait généralement en sens anti-horaire au départ de Ceillac… car son fondateur était maire du village. Mais en réalité, plein de points de départ sont possibles puisqu’il s’agit d’une boucle qui traverse plusieurs fois des axes routiers.

Côté découpage là aussi, il y a beaucoup de possibilités : en général en randonnée il se fait en 6 à 10 jours. Pour ma part j’ai choisi de doubler voir tripler les étapes pour le faire en 3 jours, façon “rando-trail”.

Un programme costaud qui double ou triple les étapes de randonnée classique, mais faisable ! Je ne vous dirait pas ici de foncer et de faire comme moi, en réalité tout dépend de vous, de votre niveau, de votre expérience de la montagne et de l’itinérance : pour certains le faire en une semaine de marche sera une belle performance, pour d’autres ça passera en seulement 2 jours voir même en 1 seule étape façon ultra en off !

Pour l’envisager en 3 ou 4 étapes, je pense qu’il faut avoir un minimum d’expérience en Trail moyen à long; et avoir déjà testé l’enchaînement sur plusieurs jours, car c’est là que réside la réelle difficulté.

Bref, à vous de voir, de vous écouter sans prendre les choses à la légère non plus à l’heure du “toujours plus” que nous offrent les réseaux sociaux …

Orientation

En + du balisage et éventuellement du GPX dans la montre c’est bien d’avoir un des éléments suivants :

⁃ Appli avec carte IGN en accès hors ligne

⁃ Carte IGN ou autre carte imprimée avec suffisamment de détails

⁃ Le must : un topoguide

Vous pouvez retrouver mes GPX sur Strava

Mes étapes

Ceillac – L’Echalp (37,5km / 2700D+)

L’Echalp – Souliers (42,7km / 2750D+ )

Souliers – Ceillac (36,1km / 2450D+)

Mes hébergements

Ceillac : Gîte Les Baladins (l’accueil est tout à fait correct mais c’est grand et pas ultra chaleureux, nourriture vraiment sans plus)
L’Echalp : Gîte 7 Degrés Est (très bien)
Souliers : Gîte Le Grand Rochebrune (vraiment très bien)
Pour réserver vos hébergements, vous pouvez passer par le site « Mon tour du Queyras » qui répertorie les gîtes et refuges du GR et permet de réserver en ligne. Personnellement j’ai préféré réserver par téléphone pour être certaine qu’il restait des places et pour pouvoir demander des repas végétariens.

Partir seule

Je crois que ce sujet mériterait un post à part entière mais : oui je suis partie seule; non je n’ai pas eu peur; non ce n’est pas étrange de partir seule en vacances ou en randonnée.
Et non, je n’estime pas avoir pris de risque particulier : ce sentier est très bien balisé, très fréquenté, et il y a des refuges et autres lieux d’accueil tous les 10 à 15km ce qui permet de demander de l’aide en cas de problème.
Là encore c’est plutôt personnel, mais si ça vous tente de partir seul.e n’hésitez pas, vous repartirez d’ailleurs sûrement en ayant fait plein de connaissances sympa 🙂 .

Contenu du sac

Pour pouvoir avancer à un bon rythme, j’ai choisi d’avoir un sac plutôt léger, et de dormir en refuge / gîte avec demi pension.
J’ai utilisé mon sac Ultimate Direction 25L, mais un sac de 15 à 20L aurait pu suffire à contenir toutes mes affaires.

Vêtements (en plus de ceux sur moi)

⁃ 1 short / 1 t-shirt / 1 brassière / 1 culotte / 1 bandeau et des chaussettes de rechange qui m’ont servi de tenue de bivouac / pyjama (en arrivant je lavais sommairement mes vêtements pour le lendemain)
⁃ 1 veste imperméable
⁃ 1 petite veste qui tient chaud

Autre matériel

⁃ 1 duvet très léger (mesures COVID : pas de couvertures en refuge. Mais dans tous les cas il faut toujours avoir au moins un drap de sac !)
⁃ 1 masque
⁃ Des gants de trail au cas où
⁃ 2 flasques pour l’eau
⁃ Des barres Meltonic , des fruits secs
⁃ 1 couverture de survie, un antiseptique, des pansements
⁃ 1 frontale
⁃ 1 crème solaire
⁃ CB / un peu de liquide / chèques pour les nuitées
⁃ Chargeur téléphone et montre
⁃ Serviette de toilette / savon / brosse à dent / dentifrice
⁃ 1 drybag pour garder l’essentiel au sec

Ce que je n’ai pas pris mais que vous devriez peut-être prendre : des lunettes de soleil, une casquette, un legging ou pantalon de pluie, des bâtons de trail (8000 de D+ ça commence à faire !)

Budget

Train A/R = 40€
Navette Guillestre – Ceillac A/R = 18€
Nuits avec demi-pension (dîner et petit dej) : 3 x 42€ = 126€
Extras (lire : bières) = 12€
Total : 196€

Comptez +8€ par jour si vous souhaitez un pique-nique, et +10€/jour si vous souhaitez faire transporter vos bagages d’un hébergement à l’autre. Si au contraire vous avez besoin d’alléger le budget, la nuitée sans repas est autour des 20€, et le bivouac est toléré.

 

Bon, on passe au récit !

Jour 1 – Ceillac / L’Echalp

37,5km / 2700D+ / 7h45

Réveil un peu avant 7h dans ma petite chambre partagée du Gîte les Baladins à Ceillac, j’ai déjà hâte de prendre le départ mais d’abord, on prend des forces avec le petit déjeuner !

7h40, le GPX est chargé dans la montre et je suis prête à partir

Ceillac – Col des Estronques 7,4km / 1000D+ / 1h34

Ca commence fort avec une belle montée vers un col à 2800m pour bien se réveiller. Les premiers kilomètres montent assez peu alors je trottine, mais ça se corse sur la fin et je marche d’un bon pas, sans trop forcer car là route va être longue.

Arrivée au col, ma montre m’indique qu’il ne me reste plus que 100km pour finir le GR… chouette !

Col des Estronques – Saint Veran +5km / 800D- / 100D+ / 50min

Tout ce qui grimpe redescend, et c’est particulièrement vrai sur le GR58 : il est maintenant temps de basculer vers Saint Veran, plus haute commune de France perchée à 2000m, quelques kilomètres en contrebas. La descente est agréable et pour l’instant je suis en pleine forme mais je sais que je dois modérer mon effort pour tenir sur la durée alors je ne cherche pas à aller vite et je me contente de trottiner en regardant bien où je mets les pieds.

Saint Veran – Col de Chamoussiere +10,3km / 1000D+ / 2h

Arrivée à Saint Veran je ne traîne pas car je connais déjà ce très joli village, mais il vaut clairement un petit détour si vous y passez pour la première fois ! Je connais également déjà la portion qui suit jusqu’au Col de Chamoussière : une longue montée pas très difficile, mais qui grimpe quand même bien sur les 2 derniers kilomètres. Jusqu’ici tout va bien, je profite du moment et je laisse mon esprit s’évader vers plein de pensées. il faut dire que j’ai pas mal de choses en tête ces temps ci sur les plan perso et pro; et ce qui semblait compliqué à démêler à 0m d’altitude semble tout de suite plus évident ici !

Col de Chamoussiere – Refuge Agnel +2,7km / 30min

Je pense tellement que je ne vois pas le temps passer et j’arrive déjà au Col de Chamoussiere : à partir de là je bascule dans l’inconnu ! Je vois au loin le refuge Agnel, et je l’atteins assez vite même si j’y vais prudemment car le début de la descente est un peu technique et quelques névés persistent.

Il est midi et demi quand j’arrive au refuge Agnel et il ne me reste qu’une douzaine de kilomètres à faire pour aujourd’hui, alors je décide de prendre une bonne pause et d’aller saluer Violette, qui tient le refuge et m’avait envoyé un message Instagram il y a quelques semaines. On passe un moment à discuter, et elle m’indique une petite variante au GR en passant par le Pic Foreant qui n’ajoute pas trop de distance mais 400m de D+.

Refuge Agnel – L’Echalp +12km / 600D+ / 2h50

Je suis le conseil de Violette et je grimpe vers le Pic Foreant, sans regrets car la vue est vraiment superbe avec un magnifique panorama sur le Mont Viso, le Pain de Sucre, et d’autres sommets au nom inconnu. Cette partie est plus technique que tout ce que j’ai pu faire aujourd’hui et je galère un peu car la pause m’a coupé dans mon rythme, mais je profite des paysages et je prends le temps.

Arrivée au sommet la redescente est abrupte, et je galère ensuite à récupérer le GR car le petit sentier sur lequel je suis n’en est pas vraiment un, mais je finis par le recouper un peu avant le dernier des trois lacs.

À partir de là tout s’enchaîne et il ne reste presque plus que de la descente jusqu’à la fin de l’étape, avec plusieurs sous bois qui sont les bienvenus car le soleil tape bien !

J’arrive au Gîte 7 degrés Est a 16h, parfait pour un petit goûter à base de fruits secs…. suivi à 17h d’une bière IPA du Queyras (La Pécou ❤️) en compagnie de deux VTTistes très sympa qui font aussi du Trail.

Côté hydratation houblonnée je m’arrête là car la journée de demain s’annonce costaud ! La soirée s’enchaîne rapidement, et à 22h30 extinction des feux pour reprendre des forces avant la seconde étape.

Jour 2 – L’Echalp / Souliers

L’Echalp – Collette de Gilly 9,5km / 800D+ / 1h55

Petit déjeuner englouti, c’est parti pour une journée marathon, au sens littéral du terme.

Les premiers kilomètres sont en faux plat descendant et je trottine joyeusement jusqu’à Ristolas. Une fois le charmant village passé, je traverse la rivière et je démarre mon ascension, direction la Collette de Gilly. Ça grimpe bien avec quelques replats, pour l’instant je suis en forme et tout va bien, j’atteins le sommet assez rapidement et je prends une pause pour m’enduire de crème solaire car il est 9h et ça commence à cogner.

Collette de Gilly – Abriès +8km – 1h

Il est temps de reperdre tout le dénivelé cumulé en basculant sur Abriès, la descente se fait sans encombres même si je m’arrête plusieurs fois car j’hésite entre suivre le GR ou suivre ma trace GPX qui m’envoie dans une direction opposée. Je décide de coller au GR58, je comprendrais plus tard que le GPX proposait une variante qui aurait sûrement été tout aussi belle, mais pas grave, je viendrais découvrir cette version une autre fois.

Abriès – Lacs du Malrif +8,2km / 1200D+ / 2h15

Après Abriès, c’est reparti pour une belle grimpette. En fait ce GR est une succession de sommets et de redescentes dans la vallée, à seulement quelques kilomètres par la route, mais beaucoup de D+ et d’efforts par les sentiers. Le début de la montée est roulant et je peux trottiner très souvent, mais au bout de 5km ça se corse, et l’essentiel du dénivelé se fait sur les deux derniers kilomètres. Les vues sont magnifiques et plus on prend de la hauteur plus le panorama est impressionnant. Arrivée au lac du Malrif de nombreux randonneurs piquent niquent dans ce lieu magnifique, mais du coup ça ne me donne pas envie de traîner la longtemps et je prends simplement quelques photos puis je continue ma route en grignotant.

Lacs du Malrif – Fonts de Cervieres +7km

Après le Lac j’imagine enfin attaquer la redescente … Ou pas ! Il faut d’abord passer le Pic de Malrif, à peine 1km plus loin, mais 300m plus haut. Et puis comme d’habitude, après la montée, il est de nouveau temps de reperdre tout le D+ cumulé avec une longue descente vers Les Fonds de Cervieres.

Le soleil tape fort et je commence à fatiguer un peu, à ce moment je ne le réalise pas trop mais je n’ai vraiment pas assez bu depuis le début de la journée et je commence à présenter des signes de déshydratation. Pour passer le temps je me mets à chanter et parler à haute voie car il n’y a personne dans cette longue descente. Une fois en bas, je recharge mon eau et j’en profite pour tremper mon buff et le remettre sur ma tête pour me rafraîchir, mais il sèche très rapidement.

Fonts de Cervieres – Col de Peas +3,6km – 600D+

Devinez quoi ? Il est temps de remonter tout ce que je viens de descendre, par un autre versant. Je croise pas mal de randonneurs qui redescendent d’une balade à la journée, j’en dépasse quelques uns qui sont également engagés sur le GR mais ont des sacs bien plus lourds, et je croise même des cavaliers qui ont quelques difficultés à faire descendre leurs chevaux sur un passage assez abrupte.

Col de Peas – Souliers +7km / 800D-

Une fois en haut je sais qu’il me reste une longue redescente jusqu’a Souliers, puis normalement 7km de plus pour atteindre mon étape du jour à Brunissard. Je fais mes calculs et je comprends que je vais atteindre les 50km. Je suis fatiguée, je n’avance pas bien du tout même dans cette descente qui n’est pas particulièrement technique et devrait normalement être très agréable, et je commence à avoir des pensées pas très positives. Je cogite beaucoup et finit par décider de voir une fois à Souliers si je peux arrêter là mon étape du jour. C’était d’ailleurs le plan initial, mais lorsque j’avais voulu réserver tout était archi complet.

Une fois arrivée au village j’entre dans le gîte Le Grand Rochebrune et je demande s’il reste une place. On me dit qu’on peut m’accueillir mais uniquement en tente (fournie), et que le repas se fera sur la terrasse pour respecter les mesures COVID. Ça me va, je coupe ma montre, c’est fini pour aujourd’hui après 42,7km.

Je culpabilise un peu de m’arrêter plus tôt que prévu et de devoir annuler ma réservation à Brunissard, mais je sais que j’ai déjà tapé dans les réserves pour aujourd’hui et que si je repars en forme demain et que je m’oblige à boire beaucoup plus, tout devrait bien se passer. En fin de compte aucun regret : je fais plusieurs rencontres dans la soirée (un duo de traileurs qui font le GR dans l’autre sens, et un couple de randonneuses avec qui je partage un excellent repas, avec une option végétarienne délicieuse); et je termine avec un mal de ventre que je connais et qui me confirme une grosse déshydratation. Je bois beaucoup d’eau en espérant être bien le lendemain.

Jour 3 – Souliers / Ceillac

36,1km / 2450D+ / 7h49

Souliers – Brunissard 7,8km / 500D+ / 580D-/ 1h20

Après une nuit de sommeil des plus bénéfiques, je me réveille reboostée à fond pour cette dernière journée qui m’attend. Je démarre vers 7h30 pour être certaine d’avoir de la marge avec ma navette et mon train de retour, et les jambes ont l’air plutôt en forme malgré les efforts des deux jours précédents. Le parcours commence par 2km de faux plat montant avant d’attaquer une montée raide mais courte de 2km/500D+ vers le Col du Tronchet.

Le panorama là haut est vraiment sympa mais je ne traîne pas, la journée ne fait que commencer et je bascule sur une belle descente vers Brunissard. Je suis contente d’avoir fait le choix de m’arrêter hier, je sais que j’aurais subi cette portion alors que là, j’en profite. Je croise même un petit chamois en contrebas d’un pierrier; et puis des marmottes, mais je ne les compte plus tellement j’en ai vu depuis le début de mon aventure.

Brunissard – Col de Furfande +10km / 900D+ / 2h10

Il est temps de grimper vers le Col de Furfande, et ça commence tranquillement avec un petit sentier en faux plat montant qui me permet de trottiner en continu sur plusieurs kilomètres avant d’attaquer la vraie grimpette. Ça monte mais le dénivelé n’est pas trop violent et je me sens bien, je sais qu’une fois là haut j’aurais bouclé la moitié de mon étape. A l’approche du sommet la flore est de plus en plus belle et je m’émerveille devant les fleurs, avant d’être encore plus ébahie par le panorama tout là haut. Mais il y a du vent et il fait frais alors je ne m’attarde pas trop, c’est parti pour du D-, beaucoup de D- !

Furfande / Pont de Bramousse + 8km / – beaucoup trop de D- / 1h40

Le début de la descente est très agréable et il m’amène rapidement jusqu’au refuge de Furfande, où je me dis que je passerais bien plus de temps : je le note pour une prochaine escapade d’un week-end ! Le reste de la descente n’est pas difficile mais il me semble long, très long; et une chaussette trouée me pousse à faire une pause technique sur le chemin. Je finis par comprendre vers où je vais devoir remonter et j’espère secrètement que la descente va vite s’arrêter pour avoir moins à grimper mais pas de doute : il va falloir aller tout au fond de la vallée pour accéder à l’autre côté.

Pont de Bramousse / Ceillac +10km / 1100D+ / 500D- / 2h40

Je traverse le pont qui doit m’emmener vers la dernière montée au col de Bramousse et je fais rapidement le calcul. On est à 1200m et il va falloir grimper jusqu’au col à 2250m. La “dernière petite montée” fait donc plus de 1000D+, sympa le cadeau d’arrivée ! Il est bientôt 13h et il fait très chaud, mais pas d’erreur cette fois je m’hydrate bien plus qu’hier, et je trempe dès que possible mon buff pour garder la tête au frais. Je crois que j’avance au ralenti, mais je me sens bien et j’ai a la fois hâte d’avoir fini de grimper, et pas très envie d’accepter que tout va bientôt se terminer. L’arrivée au sommet est quand même un soulagement, et j’attaque sereinement les quelques kilomètres de descente qui me séparent de Ceillac. Je passe deux ou trois petits groupes de randonneurs qui semblent eux aussi être en train de boucler le GR58 et j’ai envie de les féliciter, mais je me contente d’échanger des bonjours et des sourires. Ça y’est, je regagne le bitume de Ceillac, moins d’un kilomètre me sépare de la place de la mairie, où tout a commencé trois jours plus tôt. Je suis à la fois heureuse d’arriver et déjà très nostalgique.

La place est là, je coupe ma montre, je regarde ce panneau, c’est fini. Pas de comité d’accueil, pas de finish line, rien du tout. Mais ce sentiment indescriptible qui me regagne au moment où j’écris ces lignes. La fin de trois journées hors du temps, mais la possibilité d’en imaginer plein d’autres.

Et en guise de conclusion, un copié-collé de mon dernier post Instagram :
116km
7 900D+
25 heures d’effort
3 journées en montagne ✔️
J’ai toujours bien aimé mettre des chiffres sur les choses, faire un bilan, rendre ça concret et “mesurable”. 📊
Mais plus le temps passe et plus ces chiffres me semblent incomplets et vides de sens. Oui, ça donne une idée du chemin parcouru et de l’effort. Oui ça fait bien sur les stats Strava. 🙄
Mais ça ne dit rien de ces trois jours passés en montagne.
Ça ne montre rien de ces magnifiques sommets, de ces jolies rencontres humaines et non humaines (coucou les marmottes).
Ça ne laisse pas transparaître ces moments d’euphorie, ces coups de moins bien;
Ça n’explique pas cette sensation de dépassement, ce sentiment d’être toute petite dans l’immensité des montagnes, ni la fierté de pouvoir revenir sur la place de la mairie trois jours après en se disant “je l’ai fait”.
Bref, c’est juste des chiffres.
Et Le Tour du Queyras c’était bien plus que ça. C’était MON Tour du Queyras 🏔❤️.

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