Carence en fer : deux ans plus tard

Il y a maintenant presque deux ans, je vous faisais part d’un petit soucis de santé qui touche beaucoup de personnes sportives de façon générale, et plus particulièrement dans le milieu des sports à impact : la carence en fer.

A l’époque, je vous expliquais l’importance du fer, ce qu’est une carence, et quels sont les aliments et solutions qui peuvent permettre d’y remédier: si c’est ce qui vous intéresse, je vous donne rendez-vous par ici.

Je vous faisais également part de mon expérience personnelle, tout en vous proposant de revenir faire le point quelques temps plus tard.Presque deux années se sont écoulées depuis (ça passe vite b*rdel), et j’en ai parfois un peu reparlé sur Instagram mais jamais par ici, alors que j’ai souvent des échanges sur le sujet, notamment avec des femmes. Bref, je me suis dit qu’il était peut-être temps de faire le point promis il y a deux ans !

Changements dans mon alimentation : les premiers temps

Dans l’article, je vous expliquais qu’à l’époque j’avais depuis quelques temps réduit ma consommation de viande qui était déjà très faible, jusqu’à quasiment arrêter . Consciente de la nécessité de faire attention à mes apports en protéines végétales (et surtout en fer non héminique), je m’étais mise à consommer un peu plus de légumineuses, et je continuais de consommer pas mal d’œufs, et un peu de produits laitiers.

Quand je me suis rendue compte que j’étais carencée, mon premier réflexe a été de vouloir VITE remédier à mon problème, et d’écouter les paroles du médecin généraliste : j’ai donc suivi un traitement au tardyferon, et décidé de me remettre à consommer un peu de protéine animale, à savoir une (voir deux) portions par semaine de viandes riches en fer. Les deux raisons pour lesquelles je ne souhaitais plus consommer de viande à l’époque étaient principalement liées à l’environnement et à ma santé, du coup, je ne voyais pas de mal à manger un bout de viande de temps en temps pour m’assurer un apport en fer que je fixerais bien, en privilégiant la qualité et les méthodes d’élevage « non industrielles ».

A côté de ça, j’ai aussi et surtout mis en place de nouvelles habitudes : penser à ajouter une source de vitamine C à mes repas pour mieux assimiler le fer (citron, orange au dessert…), éviter la théine et la caféine à proximité des repas, et VRAIMENT augmenter la part de légumineuses dans mon alimentation.

Très rapidement le traitement a été efficace et j’ai retrouvé la forme, j’ai même pu courir mon premier trail long (la 6000D et ses 65km) deux mois plus tard sans aucun soucis.

Et la suite ?

Après trois mois sous tardyferon j’ai arrêté le traitement, qui m’a bien aidé pour remonter mon taux de fer rapidement, mais n’est ni naturel ni bon pour l’organisme sur le long terme (et encore, je n’étais pas victime des effets secondaires pas très cool que l’on attribue à ce genre de médicament). J’ai continué quelques temps de manger un peu de viande de temps en temps, mais ça ne sonnait pas « juste » dans mon esprit, car j’avais la conviction que la viande n’était pas nécessaire pour avoir suffisamment de fer dans mon alimentation.

J’ai en revanche bien pris conscience que si je souhaitais me passer de viande, en tant que sportive faisant beaucoup d’heures de sport par semaine, il allait falloir redoubler d’attention sur mes apports en fer végétal : consommer végétarien ou végétalien ce n’est pas simplement supprimer la viande et les produits issus des animaux de son alimentation, c’est manger et concevoir ses repas différemment. Dit comme ça on dirait qu’il s’agit d’une contrainte, mais vraiment pas, il s’agit simplement de prendre quelques nouvelles habitudes et d’intégrer d’autres aliments à son quotidien : certains mangent un bout de jambon, boeuf ou poulet tous les jours ou presque, moi je consomme des lentilles, des pois chiches ou une autre légumineuse tous les jours ( associée à des légumes riches en fer et des céréales complètes), et c’est tout sauf répétitif ou contraignant, mais c’est un autre sujet dont on parlera peut-être une autre fois !

2 ans plus tard

Après une période « je mange de la viande de temps en temps chez les gens ‘pour ne pas déranger’  » j’ai depuis quelques temps décidé de supprimer totalement la viande et les laitages de mon alimentation (on en parlera peut-être un autre jour), et je suis en pleine forme. Je me supplémente en vitamine B12, la seule vitamine qui manque réellement à l’alimentation végétale, et je consomme également régulièrement de la spiruline, mais ce n’est pas un indispensable : c’est plus pour me rassurer qu’autre chose.

Bref, ça va maintenant faire deux ans que tout ça est arrivé, et même si je ne suis pas à l’abri d’une nouvelle carence, je pense que je peux dire que cet épisode est franchement derrière moi ! Je pense par contre tout de même faire un bilan sanguin bientôt, et le renouveler une fois par an (en même temps que je vais chez le médecin pour mon certificat médical de non contre indication de la pratique de la course à pied en compétition, par exemple).

En bref, le bilan est plutôt positif : on peut être carencé(e) en fer et rapidement laisser ce problème derrière soi ! Il s’agit bien sur de mon expérience personnelle, et nous ne sommes pas tous égaux face à ça : certaines personnes fixent vraiment très mal le fer et auront toujours besoin de se supplémenter, d’autres n’auront jamais de soucis, l’essentiel c’est d’être à l’écoute des signaux de son corps pour pouvoir y remédier rapidement !

NB avant d’appuyer sur « publier » : Je tiens à préciser que mon choix de ne pas consommer de viande est tout à fait personnel. Je ne dis en aucun cas que vous devez faire pareil, et je ne juge aucun régime alimentaire ! J’espère donc que cet article ne vous semblera pas « pro végéta*isme », je partage simplement mon expérience personnelle donc forcément, je parle de mon propre régime alimentaire. Si le sujet suscite de l’intérêt j’en reparlerai peut-être, mais toujours en restant ouverte d’esprit et sans moralisation aucune. 

 

 

2 réflexions sur “Carence en fer : deux ans plus tard

  1. delphine dit :

    Merci pour cet article et pour le partage de tes choix assumés qui sont parfois source de « discussions » avec l’entourage. De mon côté, j’ai toujours eu un fer limite et mes 2 soeurs sont carencées. Je suis devenue végétarienne il y a 2 ans et mon fer ne s’est jamais aussi bien porté! Certainement que la crainte d’être carencée m’a fait y prendre garde…Bravo d’avoir pu aller au bout de ta démarche et aux plus près de tes convictions…

    Aimé par 1 personne

  2. fafa dit :

    Salut.
    J’aime beaucoup ta façon de présenter les choses. Raconter ton vécu, point barre. Loin des discours culpabilisants qui m’ inciteraient à me taper MC Do, si je l’aimais, par esprit de contradiction.
    L’important est que chacun arrive à trouver son équilibre, entre bien être et convictions.
    Perso, je tâtonne encore un peu, surtout pour les repas conviviaux / familiaux. Être issue du monde agricole ne me facilite pas du tout les choses. ^^.

    Aimé par 1 personne

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