Compte Rendu: la 6000D – 65km/3350D+

Le rendez-vous avait été pris il y a un an, autour d’une bière à l’arrivée d’une certaine 6DLacs : ce weekend, j’ai couru la 6000D .

Si vous êtes pressés, allons droit au but: d’abord ça montait beaucoup, ensuite ça descendait beaucoup. Si vous avez le temps installez-vous, je vous raconte…

La 6000D c’est quoi?

Avant de commencer, on va faire un petit point topographie / histoire : comme son nom ne l’indique pas, il n’y a PAS 6000m de dénivelé positif sur la 6000D! La « Course des Géants » qui est l’un des trails les plus anciens de France (officiellement aussi vieux que moi!) doit son nom à son profil très atypique : une très longue montée d’environ 3000D+, et une très longue descente d’environ 3000D- : 3000 + 3000 = 6000 tadaaaam !

Entre temps le parcours à évolué, et le D+ est aujourd’hui de 3350m pour 65km, mais le principe et le nom n’ont pas changé: on part d’Aime à seulement 600m d’altitude pour grimper jusqu’au glacier à plus de 3000m, puis redescendre!

Ce que j’aime bien, c’est que ces dernières semaines chaque fois que j’expliquais à quelqu’un que la course que je préparais ne faisait pas 6000D+ mais « seulement » 3350D+, j’avais droit à des « ahhhh mais ça va alors! » … Ben oui, facile! … OU PAS. Voilà, vous savez tout, maintenant on peut y aller!

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Compte rendu

3h40, le reveil sonne. J’ai mal et peu dormi: depuis hier midi, dès que je mange, j’ai très mal au ventre. Je ne suis pas du genre à cacher des détails et ça fait partie de la vie des coureurs alors on ne va pas y aller par quatre chemins: j’ai besoin d’aller aux toilettes, mais ça ne veut pas. C’est sûrement psychosomatique et j’en suis consciente mais le résultat est le même, je prie donc le dieu du transit pour une intervention avant 6 heures du matin, et je commence à me préparer. Laura, Aline et Pierre dorment encore comme des bienheureux, mais je ne suis pas seule dans cette épreuve du réveil très (trop?) matinal, la fusée Emma (@edp_running) est aussi sur le grand format, et c’est ensemble qu’on prend le petit déjeuner du condamné. Je commence déjà à être rassurée: cette fois pas de mal au ventre en mangeant, mon cerveau a peut-être enfin compris qu’il n’y avait pas de feinte possible, je compte prendre le départ quoi qu’il arrive.

4h25, on sort de l’appartement en retard pour aller prendre notre navette. On court un peu, des fois que les 65km qui nous attendent ne suffisent pas, et je réussis à perdre une dragonne de bâton en chemin, demi tour pour la retrouver. Finalement il y a plein de navettes et 30 minutes plus tard on est en bas. Il est seulement 5h15 mais je suis maintenant bien réveillée et j’adore cette ambiance de départ de course, ces bribes de discussions parfois très drôles, cette odeur dégueu de baume du tigre, ces visages pour certains euphoriques, pour d’autres apeurés, voir même les deux à la fois.

5h30, avec Emma on finit par se rendre sur le départ et se faufiler un peu pour partir dans le premier quart du sas, sur les 1750 inscrits environ 1500 sont au départ et pour un Trail, ça fait du monde!

5h55 la pluie se met à tomber, ça commence bien, je m’imagine déjà devoir faire 65km trempée, mais le speaker dit que le ciel pleure peut-être de bonheur, c’est si poétique qu’il arrive presque à me convaincre (… ou pas). De toute façon même si les dieux du transit et de la météo sont tous les deux contre moi ce matin plus le choix, il est 5h59 et le compte à rebours commence, un dernier check avec Emma qui va vite me semer, il est 6h, c’est parti!

Km1 à 3: le départ est très rapide avec un premier kilomètre en descente sur bitume, mais j’essaie de me contrôler un maximum car je sais que la route est longue, et hors de question de me cramer dès maintenant. Je vais quand même plus vite que prévu (5’05 »/5’12 »/5’14 »), mais je me sens bien et le cardio reste bas.

Km 4 à 10: L’ascension commence, mais au départ la pente est douce et largement courable, alors je décide d’y aller très tranquillement mais de quand même continuer à courir le plus longtemps possible sur cette première portion. Beaucoup se mettent déjà à marcher, et à un moment donné je passe un groupe de 6 bonhommes qui prennent le chemin dans TOUTE sa longueur et obligent à grimper sur le côté du chemin pour les doubler. Je les passe mais je me dis qu’ils ne s’en rendent sûrement pas compte alors je me permets de leur faire remarquer de façon très polie, pour les suivants, et j’ai droit à un « ben oui, on discute! » qui résonne dans ma tête comme un « Pour qui tu te prends? On s’en tape, on est au milieu on prend tout le chemin on le sait et alors? ». Je sais qu’on n’est pas pressés et je ne remet absolument pas en cause le fait qu’ils marchent ni qu’ils soient en groupe, mais niveau respect des autres je trouve ça moyen, il leur aurait suffit de se mettre 3 par 3 pour laisser la place aux autres. Bref, je continue de courir, jusqu’au moment ou le parcours bifurque en épingle et se met à vraiment bien grimper. J’essaie de me mettre sur un bon rythme de marche avec mes bâtons, mais visiblement la marche rapide et efficace ce n’est pas mon truc, du coup je choisis la stratégie de courir dès que possible, mais à un rythme vraiment tranquille pour ne pas trop faire grimper le cardio. Ce n’est peut-être pas la méthode la plus efficace, et ça me fait avancer à peine plus vite que ceux qui savent marcher rapidement, mais c’est ce qui me convient! 7h du matin, on passe dans un premier hameau et des dizaines de personnes sont là pour encourager les coureurs, ça booste! Km10 on atteint Montalbert acclamés comme des héros, on sait très bien qu’on est juste des tarés mais ça fait plaisir quand même! J’avais découpé la montée en 5 dans ma tête, la première partie est déjà faite et pour l’instant tout va bien.

Km11 à 20: encore 3 kilomètres de montées et replats, avec même une petite descente, ça fait plaisir. Au kilomètre 13 on atteint la piste de Bobsleigh que l’on doit remonter sur 1,5km, atypique mais sympa. Sur la fin de la montée la musique est à fond et il y a un monde fou en haut, comme le raconte Emma dans son CR on se croirait sur une étape du Tour de France! Je croise « Trailer Fougueux » et on fait un petit bout de chemin ensemble, c’est agréable de voir un visage familier et de discuter un peu. Je lui explique que je suis mauvaise en montée, il me dit de m’accrocher à lui mais je finis par le laisser partir pour ne pas me cramer (… au final je repasse devant lui et il ne me rattrapera que 8km avant l’arrivée!). Ca grimpe encore et toujours, jusqu’à une jolie descente de 800m qui nous emmène au premier ravito à La Plagne Centre, la deuxième partie de l’ascension est bouclée! Je passe le point de contrôle en 2h50, avec environ 30 minutes d’avance sur ce que j’avais estimé, et je me sens hyper bien. Je prends mon temps au ravitaillement, surtout que j’ai moins mangé et bu que prévu sur la première montée, il va falloir que je fasse attention à ça pour la suite. Tucs, fromage, fruits secs, on arrose le tout avec un peu d’eau gazeuse et c’est reparti!

Km21 à 26: sans surprise, le parcours continue de grimper encore et toujours, et devient vite familier car on rejoint le parcours de la 6DLacs que j’ai déjà faite l’an dernier. On rattrape les derniers coureurs partis à 8h30, et la difficulté est de garder le rythme: j’ai souvent tendance à me caler sur l’allure des gens devant, mais là tout est faussé! Je remonte beaucoup de coureurs de la 6DLacs et je cherche des yeux Laura, je ne pensais pas la croiser mais avec l’avance prise sur mes « prévisions » finalement peut-être que si! (j’apprendrais après que je l’ai doublée à un endroit mais je ne sais pas du tout où). Au passage du Lac des Blanchets le chemin se rétrécit presque en single et ça bouchonne énormément, c’est un peu frustrant alors je me faufile sur le côté, je perds quelques minutes mais le chemin finit par s’élargir de nouveau. Ambiance Tour de France bis à la Roche de Mio, Aline la super supportrice du jour est là et ça fait plaisir de la voir!

Km27 à 35: On entame deux kilomètres de dénivelé négatif et ça pique déjà un peu les quadriceps, je comprends que sur cette course c’est la descente qui va être la plus dure à gérer! Un second ravito en bas, avant d’oser lever les yeux vers le glacier, LE moment appréhendé de la course car on va grimper à plus de 3000m et l’organisation nous a obligé à emporter des crampons, apparemment ça ne rigole pas là haut. L’ascension est raide et plus on grimpe plus il fait froid, mais je n’ai pas de difficulté à respirer ni besoin de sortir ma veste. En revanche je galère pour monter, avec mon record historique de lenteur sur un kilomètre: 29’59 » sans pause, applaudissements s’il-vous-plaît! Je finis par atteindre le sommet et je me sens bien, le plus dur est fait! enfin… c’est ce que je pense!

Tout là haut on passe effectivement sur des petites plaques de neige mais les chaînes ne sont vraiment pas nécessaires, elles ne sortiront pas de mon sac. La redescente est parfois un peu abrupte mais je suis bien, je me concentre sur le prochain ravito où je compte m’accorder une bonne pause pour recharger les batteries. Je m’offre le luxe d’une glissade sur les fesses sur plus de 20 mètres, ce sont les bénévoles postés là qui nous y encouragent car c’est au final plus long et casse-gueule de le faire sur ses deux pieds. Avec d’autres coureurs on rigole et on profite de ce petit aparté luge, retour en enfance et surtout fesses congelées. Sur la fin on croise des coureurs qui entament la montée au glacier et on les encourage, avant de rejoindre le ravitaillement qui fait du bien: çà y’est, le glacier est passé et tout semble ok! Au ravito l’ambiance est bonne, la soupe chaude n’a jamais eu aussi bon goût et je crois que tout le monde est euphorique d’avoir passé cette étape. Un monsieur se rend compte après 36km de course que le gobelet dépliable offert par l’organisation… se déplie. Petit fou rire et ça repart.

Km36 à 45: On est de nouveau sur le parcours de la 6DLacs, et je galère totalement dans la descente du dérochoir. Je ne comprends pas, je viens de manger et reprendre des forces, j’ai l’impression que ça va, et pourtant j’ai une espèce de passage à vide, mes jambes ne veulent pas avancer, cette descente un peu technique qui était très bien passée l’an dernier me semble maintenant bien difficile. Je glisse, la seule chute de la course mais rien de bien grave et je repars directement. Je vois le ciel qui se fait de plus en plus menaçant et le tonnerre se met à gronder, pas rassurant. Le sentier finit par se séparer de nouveau de celui de la 6DLacs avec un replat et une montée vers le Chalet du Carroley. Le ciel devient soudain noir… ça y’est, l’orage commence à s’abattre sur nous, et il ne fait pas semblant! En seulement quelques secondes je suis littéralement trempée, mais mes sensations sont meilleures, et je ne m’arrête pas au ravitaillement pour éviter de rester immobile et prendre froid. On attaque l’ultime ascension avec l’Arpette, et la pluie s’arrête de tomber. J’apprécie beaucoup ce moment et je suis presque nostalgique en me disant que c’est la toute dernière partie en montée (on a dit presque hein…). Mes pieds sont trempés mais je sais que les copains m’attendent au niveau de l’arrivée de la 6DLacs et ça me rassure, je m’imagine déjà leur demander une assistance essorage de chaussures. Finalement ça sèche très vite, et la redescente vers Plagne Bellecote est là. Je fatigue un peu, mais je m’accroche en me disant que dans seulement deux kilomètres j’aurais droit à des visages familiers et un ravitaillement. Il y a de nouveaux beaucoup de monde et d’encouragements, ça me remotive et près de l’arche je les vois, Laura, Aline et Pierre. Je décide de leur laisser mes bâtons, rien dans le règlement ne l’interdit (… et certains semblent même se délester aussi du matériel obligatoire mais je ne préfère pas, si j’avais su ce qui allait se passer après j’aurais peut-être viré les crampons!). Je prends le temps de remplir mes gourdes et manger tranquillement au ravito, et c’est reparti pour la descente, théoriquement la partie « facile » de la course, mais pas tant que ça après 45km et avec des jambes qui ont déjà encaissé plus de 3000m de D+!

Km46 à 55: Finalement ça va, cette première partie de descente n’est pas très abrupte et le chemin en sous bois est vraiment facile, je déroule et même si je ne vais pas très vite  les kilomètres défilent sans encombre et je double plusieurs coureurs dont trois féminines. Depuis plusieurs kilomètres je sens une « pointe » dans mon dos, sûrement les crampons mal positionnés dans le sac qui appuient. Je m’arrête pour essayer de repositionner les choses mais 5 minutes plus tard ça recommence et je laisse tomber l’idée de régler le problème.

Km55 à 65: Je ne m’arrête pas au dernier ravito, il me reste de l’eau et ça y’est, j’ai envie que ça se termine. Je calcule que si je fais ces 10 derniers kilomètres en moins d’1h08 je peux passer sous la barre des dix heures, un chrono qui serait plus que satisfaisant pour moi! C’est motivant mais malgré ça la fatigue commence à être vraiment présente et mes cuisses sont douloureuses, alors j’avance tant bien que mal dans cette descente en sous bois, pas aussi vite que je voudrais. Ces derniers kilomètres sont vraiment longs, pour la première fois depuis le début de la course je commence à avoir une réelle notion de tout ce temps qui s’est écoulé et le mental n’est plus aussi fort qu’au début mais je sais que c’est bientôt terminé alors j’avance, tant pis pour la barrière des 10 heures. Je pense à tous ceux derrière moi qui ont du se prendre l’orage au moment de l’ascension du glacier, et je me dis que finalement j’ai de la chance. A 5 kilomètres de l’arrivée, je sens soudain que mon short est trempé aux fesses… Je sais que le dieu du transit n’est pas cool avec moi et que je n’ai toujours pas fait de pause pipi ou autre depuis le début, mais quand même?!? Au bout de quelques secondes je retrouve ma lucidité et en touchant mon sac je me rends compte que c’est la flasque supplémentaire à l’arrière qui se déverse sur moi. Je suis trempée alors au point où on en est je continue sans chercher à comprendre. On finit par atteindre une route et je demande à un bénévole quelle distance il reste car je sais qu’on va faire plus de 65km à ma montre: 2,5km! Le parcours arrive sur une piste cyclable qui semble interminable mais je relance à 11km/h et je passe plusieurs coureurs qui semblent avoir lâché l’affaire, c’est vrai que la fin de parcours est un peu dure moralement. J’arrive enfin à l’entrée d’Aime, j’entends le brouhaha de l’arrivée au loin, mais il reste encore une montée sournoise et une boucle dans le village avant d’en finir. Une fois dans la rue principale j’oublie toute la fatigue et je suis portée par l’ambiance et les encouragements des gens, j’accélère de plus en plus et l’émotion monte, un dernier virage et je vois l’arche, ça y’est, après dix heures quatre minutes et cinquante et une secondes je suis de retour au point de départ! La pression retombe, l’émotion monte et les larmes coulent, je suis finisher de mon premier trail long et je sais à ce moment que je suis exactement là ou j’ai envie d’être !

Une bière et une douche plus tard on finit de débriefer devant un repas à base de patates de fromage fondu, et on décide que jamais deux sans trois… rendez-vous l’an prochain mais cette fois pour la version relais avec Pierre, lui la montée et moi la descente! On est sympa, on laisse le temps au reste de la Team Cailloux de choisir son format ;).

Bref, j’ai adoré cette première expérience, et j’ai déjà hâte d’être à fin août pour enchaîner deux étapes sur l’UT4M, mais en attendant repos!

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18 réflexions sur “Compte Rendu: la 6000D – 65km/3350D+

  1. M.Mih dit :

    Félicitations…
    La dernière fois que j’ai laissé un commentaire sur ton site, c’était pour parler matelas.
    Je sens que tu en as bien profité après ce récit…
    Tellement de kilomètres, de montées et de descentes… Comment fais-tu pour en avoir encore des souvenirs… !

    Aimé par 1 personne

  2. letabli2pauline dit :

    Bravo pour ta course, toujours un plaisir de lire tes CR et d’avoir suivie ta prépar sur insta, tu nous transport à chaque fois avec toi pour le meilleur et pour le pire =p
    Encore bravo! mais va tu tenir tes 10 jours de récup sans courir?! =D
    Au plaisir de te lire et j’espère un jour faire d’aussi belle course que les tiennes.
    Pauline

    Aimé par 1 personne

  3. Xavier dit :

    C’est que ton CR donnerait presque envie d’aller tester cette 6000D dis donc 😁
    Douche gratuite durant l’épreuve. Possibilité d’établir des records négatifs du kilomètre lancé. Massage des fesses lorsque le plus gros de l’effort est passé. Et même pas besoin de sac poubelle pendant la course ! Tout ça pour être accueilli par une bière à l’arrivée ?! 🤔
    OK c’est où qu’on s’inscrit !

    En tout cas, bravo à toi pour ces 10h de course ! Je n’arrive même pas à imaginer ce que ça peut être de courir aussi longtemps…

    Aimé par 1 personne

    • lilyrunning dit :

      Le sac était confortable le poids supplémentaire ne m’a ps gêné… par contre quand le crampon s’est enfoncé dans mon dos c’était autre chose 😅

      J'aime

  4. jeremystrub dit :

    Hey cest marrant je lisais ton cr et puis jai vu les photos, jetais a cote de toi (sac salomon bleu qui faisait floc floc, short bleu, tshirt orange et casquette flashy ) pendant une bonne partie de la fin !

    Bravo en tout cas ! 9:59 pour moi, totalement inespéré.

    A+

    Aimé par 1 personne

    • lilyrunning dit :

      L’histoire du sac qui fait floc floc me dit quelque chose 😅. Bravo ! J’aurais bien aimé être sous les 10 heures mais mes jambes n’ont pas voulu 🙂 .

      J'aime

  5. maité lecouty dit :

    Quel chouette récit, bravo lisa! Belle course, bien gérée et donc à un très bon chrono à la clé, respect!
    J’ai participé à la 6d lacs et comme toi, pourquoi pas la version XXL l’année prochaine 😉
    PS: bien d’accord avec toi sur les 6 coureurs de front du début…j’aurai été aussi agacée que toi 😉
    Bonne récupération!
    quels massifs fais tu à l’ut4m ? (je suis de grenoble!)

    Aimé par 1 personne

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