Compte rendu: les 10km de la Provence 

Hier, je courrais les 10km de la Provence pour la seconde fois.

A la clé: un joli RP, mais peut-être pas tout à fait à la hauteur de ce que j’espérais.

Le 10km, une distance particulière

Quand on commence la course à pied, on vise souvent d’abord un 10km, avec pour objectif de le terminer, et peut-être de passer sous la barre des 1h. C’est une bonne distance pour débuter en course officielle, assez pour se dire qu’on a fait une jolie distance, mais pas trop long non plus et accessible au bout de quelques mois où même quelques semaines de pratique.

Mais quand on court depuis un moment et qu’on cherche à améliorer ses chronos, pour moi le 10km semble finalement une des distances les plus difficiles: c’est court, il faut tout donner, mais il y a quand même 10km à tenir. Il faut être rapide, jouer sur sa vitesse. Et clairement, je ne suis pas très bonne en vitesse.

Pourtant j’aime bien cette distance malgré tout, mais hasard du calendrier des courses de la région, jusqu’à hier je n’avais participé qu’à un seul 10km sur route, la même course il y a un an, que j’avais terminée en 45’40 ». A l’époque j’étais très contente de mon résultat, j’étais partie dans l’espoir d’être sous les 47 minutes.

Cette année, malgrè l’absence de prépa spécifique (je travaille plutôt sur des allures et séances pour faire du long, je crois que je suis formatée pour les marathons haha), je visais d’être sous les 44 minutes.

Le parcours

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Il ne vend pas du rêve, mais il est labellisé FFA et plutôt très plat. Une petite boucle de 2km, et deux boucles de 4km dans Borely. Pas foufou mais c’est mieux ça que de remonter la corniche vent de face.

L’avant course


4h, j’ai faim, je ne dors plus. Je me lève, mange et me recouche jusqu’à 7h20.

8h, je prends le métro jusqu’au Prado, et je trottine tranquillement sur 2km pour arriver au départ de la course. Je retrouve les instarunners marseillais, on discute et on fait une petite photo.

Jerôme est là, il a très gentiment accepté de jouer le pacer pour moi: il a couru le marathon de Salon la semaine précédente, l’allure que je vise correspond à son allure Marathon (normal…), et l’exercice lui plaît, alors pourquoi pas. Son fils n’est pas venu parce que la pluie ça mouille, malin le petit, c’est vrai qu’on est mieux à la maison, qu’est-ce qu’on fout là un dimanche matin à 8h avec le mistral qui souffle et la pluie qui menace de nous tomber sur la tête?

On part se placer sur le départ, on essaie d’être proches de la ligne car cette course part toujours très vite. J’ai petit déjeuné trop tôt, j’ai faim, j’ai envie de faire pipi, ça part bien. Pas le temps d’y penser, il est 9h, le coup de pistolet donne le départ, on est 1499 à s’élancer sur le bitume.

La course

Km1: Ca part vite, très vite. Apres avoir piétiné sur une dizaines de mètres je me faufile entre les gens et j’avance, je sais que Jerôme me suit et qu’au pire il me retrouvera un peu plus loin. Au bout de 200m je sens une tape derrière mon épaule « c’est moi ».
On va trop vite mais c’est toujours comme ça au premier km. On le boucle en 4’10 ».
Km2: Je suis bien, les gens autour continuent de tenir le rythme, j’ai l’impression de ralentir mais on boucle le second kilomètre en 4’09 ».
Km3: On attaque la première grande boucle. Jerôme me demande si je suis bien, je lui dit que oui, mais qu’on va trop vite. On finit par se réguler et se caler sur la bonne allure, et on passe le kilomètre en 4’23 ». Geremy, un copain marseillais nous double, Jerôme l’encourage, au final il reste une dizaine de mètres devant nous et se cale à peu près au même rythme.

Km4: Ca va toujours, je fais des petits calculs dans ma tête, mais pour l’instant on est vraiment bien, on boucle le kilomètre en 4’19 ».
Km5: Je me dis qu’on a seulement fait la moitié du parcours, ca tire un peu dans les tibias mais je m’accroche aux petites victoires : on passe le km5 à 21’30 », si on maintient l’allure on peut terminer en 43′, je sais déjà que ca ne sera pas le cas mais je crois au sub 44′.
Km6: Ca devient compliqué, deux filles d’un Club d’athlé nous doublent, je me dis que je vais m’accrocher à elle mais elles vont trop vite. Kilomètre bouclé en 4’22 ».
Km7: Début de la seconde boucle dans Borely, un copain de Jerôme nous double et me tape dans la main pour m’encourager. Ca me booste et me donne le sourire, pourtant 200m plus loin, c’est là que je craque. Un coup de mou, les mollets qui n’ont plus l’air d’avoir envie, le mistral qui se met soudain à souffler bien fort et la pluie qui se met à tomber. 4’44 » , notre pire kilomètre, mais Jerôme continue de m’encourager et me dire qu’on est dans les temps. Geremy qui était à notre hauteur depuis le km3 tient le coup, je le vois s’éloigner devant.
Km8: Je me ressaisis plus ou moins, plutôt moins que plus en fait, je tente de réaccélérer à  plusieurs reprises mais à chaque fois ça ne dure pas, km passé en 4’27 ».
Km9: La dernière petite montée, Jerôme me dit de ne pas lâcher, je fais la grimace mais j’essaie de faire ce que je peux, et on passe le km en 4’33 » , l’autre kilomètre « fatal » de la course.
Km10: J’ai mal au ventre, je me sens nulle mais « plus que 1000m » me dit Jerôme. Plus qu’une longue ligne droite. On s’accroche et on y va. « Allez Lisa c’est bien accroches toi, plus que 700m. » Une dame me double à 500m de l’arrivée, et puis à 200m je décide de donner tout ce qu’il me reste, j’accélère, je lui repasse devant, plus que 100m.
On voit Nawel et Stefano, ils ont couru le Marathon Nice-Cannes dimanche dernier et ne courrent pas aujourdhui mais ils sont venus nous encourager avec leurs petites filles, ça fait vraiment plaisir. On boucle le km10 en 4’19 ».
Jerôme me dit « on est dans les temps », Oui mais non: sur nos montres on passe le km10 en 43’50 », dans la réalité il reste 50m, et on passe la ligne d’arrivée en 44’13 », c’est loupé pour le sub 44′, officiellement en tout cas.
Je passe la ligne d’arrivée KO, un peu déçue du chrono mais pas vraiment de moi: même si le contrat n’est pas rempli j’ai fait ce que je pouvais, Jerôme a su me garder motivée et j’ai donné ce que j’avais à donner aujourd’hui.

Je ne saurais jamais si ma montre ou la ligne d’arrivée disait vrai, ça peut paraître bête mais ces quelques secondes font toute la différence, être au dessus ou en dessous des 44 minutes.


On retrouve Nawel et Stefano, on traîne un petit moment et puis on repart en trottinant avec Jerôme. Une fois au métro « bon, on va plutôt jusqu’au tram? ». Une fois à Castellane « bon, le tram n’est pas là, on descend jusqu’à la Canebière? ».  Nos chemins se séparent, je le remercie une dernière fois, et je continue de courir jusqu’à la maison: 6km de décrassage en tout, soit 18km dans la matinée, au final je l’ai faite ma sortie longue du dimanche!

Bref, hier j’ai couru mon second 10km. Sur le coup j’avais un sentiment un peu amer, 24h plus tard je suis finalement plutôt satisfaite: hormis deux kilomètres compliqués j’ai plutôt bien tenu, le tout sans vraiment m’être préparée à cette distance. Je repars optimiste, avec l’envie de travailler pour bientôt aller chercher un meilleur chrono. Rendez-vous à l’Ekiden de Marseille le 10 décembre!

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