Compte rendu: Mon premier Marseille-Cassis

Dimanche, je courrais mon premier Marseille-Cassis, LA course marseillaise mythique par excellence, et le rendez-vous annuel de  15 000 runners.

L’an dernier j’étais ailleurs ce weekend là, l’année d’avant j’avais commencé la course à pied 15 jours plut tôt, mais cette année hors de question de louper ce rendez-vous.

Retour sur cette course que j’ai adoré, même si le chrono final n’a pas été grandiose, parfois ce n’est pas ce qui compte!

La « prépa »

Comme je disais, Marseille-Cassis c’est un peu LE rendez-vous des marseillais, beaucoup se mettent à préparer la course dès le mois d’Août, à coup de rendez-vous sur la Gineste le dimanche matin pendant que les gens normaux terminent leur grasse mat’.

De mon côté j’ai passé Août et Septembre à préparer le marathon de Lyon, et début octobre c’était un peu tard, priorité à la récup post Marathon.

Ma « prépa » s’est donc résumée à une sortie de 12km avec quelques côtes à J-10, et une sortie sur la Gineste pour avoir une idée de la difficulté de la partie grimpette à J-7.

L’art de la prépa en deux séances, j’envisage d’écrire un article un jour sur le sujet, mais j’attends d’abord que Layla, fondatrice du mouvement, accepte une collaboration exclusive.

C’est donc sans travail de côtes et sans objectif particulier mais confiante que j’envisageais ce premier Marseille-Cassis. Mais bon, vu l’allure à laquelle j’avais cavalé dans le col la semaine précédente, je m’imaginais pouvoir faire un chrono entre 1h38 et 1h40, sans spécialement forcer … petite innocente que je suis!

J-1 : Malade

Le mercredi, mon copain m’annonce qu’il est malade et qu’il va probablement décéder d’un très grave rhume. Mais comme je suis une warrior et que j’ai des défenses immunitaires de fou grâce à tous les yaourts périmés que j’ai mangé durant mon enfance (coucou Maman, je t’aime <3), je lui dis de descendre sur Marseille quand même, on a des bières à aller boire avec Solène!

Ce qui devait arriver arriva, j’ai du lui faire la bise d’un peu trop près (#cesttoutpromis), le vendredi je commence à avoir très mal à la gorge, et le samedi je dois investir dans des mouchoirs et du thé au citron.

Bref, c’est donc avec un joli petit rhume que je prends le départ de la course.

Je vous passe les détails du weekend de l’amouuur avec mes copines, on dégouline assez de Love sur Instagram comme ça ❤

L’avant Course

15 000 coureurs, c’est pas rien. Une menace terroriste, c’est relou. Ne pas avoir de SAS préférentiel alors qu’on avait toutes de quoi justifier un SAS -1h45, c’est débile.

Bref, voilà pourquoi on se retrouve dimanche matin à attendre dès 7h30 du matin dans le froid matinal, pour une course dont le départ sera donné à 9h30.

Ça a été vraiment très long, je n’ai pas l’habitude d’attendre plus de 10 minutes avant le départ d’une course. J’avais très froid (merci le rhume), et ça n’a pas arrangé mon cas.

La Course (oui ça va ça va je commence!)

9h38, je passe enfin la ligne de départ, après avoir couru 400m à 4’50 » en croyant avoir déjà passé la ligne, mais c’est pas grave, je relance une nouvelle sortie sur ma TomTom et c’est parti.

km1 à 3 : La course démarre en faux plat montant. Je m’attendais à piétiner sur le premier kilomètre mais en fait ça avance bien, il y a beaucoup de spectateurs et c’est plutôt sympa, j’ai la gorge sèche et déjà soif mais ça va, je cours ces 3 premiers kms autour de 4’50″/km, sans soucis.

km4 à 6: le faux plat s’intensifie mais ça va toujours, le premier ravito est le bienvenu, je prends à boire et je continue sur ma lancée, je suis maintenant autour de 5’05″/km.

km7 à 9,5 – Col de la Gineste: Le fameux col est là, ça grimpe bien. Je sens une petite tape dans mon dos, c’est Soum, un copain de la Team #NeverNotRunning qui a du partir bien après moi mais me double avec une facilité déconcertante avant de filer vers le sommet.

Je ne suis pas très bonne en montée et je ne suis pas là pour tenter un chrono de malade aujourd’hui, alors j’y vais tranquillement en me disant que je me rattraperai sur la descente. A l’entrainement une semaine avant j’étais entre 5’30 » et 6′, là c’est plutôt du 6′ – 6’30″/km, j’aimerai faire mieux mais le rhume se rappelle à moi et je n’ai pas l’énergie d’aller plus vite sans forcer, je me dis qu’il vaut mieux que je garde des forces pour la suite.

J’arrive en haut du col en 52 minutes, je sais déjà que ça va être compliqué de faire le chrono que j’avais envisagé, mais je le prends avec philosophie, à 4 semaines de mon marathon je me suis promis que cette course devait être un moment de plaisir, pas un contre la montre, alors même si je suis compétitive, pas grave pour cette fois. Je n’ai rien à prouver, enfin en tout cas pas aujourd’hui.


Le ravito du 10eme … Juste après le col, il y a un ravito. Je n’ai pas emmené de pom’pote avec moi alors je décide de prendre quelques figues pour me rebooster, j’avais essayé sur mon premier marathon et c’était très bien passé. Ce coup là, ça passe beaucoup moins. VRAIMENT beaucoup moins. Pardon pour les détails, mais j’ai soudain très envie de vomir.

Km10 à 12: Ca redescend bien, c’est à ce moment là que je devrais commencer à m’envoyer, mais le ravitaillement m’a vraiment rendu nauséeuse, et l’accelération de la descente me donne un point de côté que j’ai du mal à gérer. Pendant 2km, je subis la course, et je me dis que ça risque d’être très long. Je me rend compte qu’au delà de la descente il y a pas mal de petites relances.

Km13 – Carpiagne : Je finis par gérer mon point de côté et après avoir failli m’arrêter sur le côté pour que mon petit-déjeuner rende visite à la garrigue, ça va finalement mieux et je recommence à profiter de la course. Je décide d’arrêter de regarder le chrono et de seulement profiter.

Je passe au niveau du col de Carpiagne, les pompiers et militaires sont là pour nous encourager. Sur mon passage un pompier me regarde et me récite son numéro de téléphone, je dois être la 50eme de la matinée à qui il fait le coup mais ça me fait rigoler. (après le teaser instagram d’hier vous devez être déçus, mais il fallait bien que je trouve un truc pour que les gens viennent lire mon article!)

Km 14 et 15: je vais être honnête, je ne me rappelle plus trop de ce moment de la course question dénivelé, je pense qu’il y avait un peu de faux plat car je suis autour de 5′ sur ma montre, mais je profite de la course, il y a quelques spectateurs sur la route pour nous encourager, je tape dans les mains des enfants, je profite du paysage, je suis vraiment contente d’être là.

Km16 et 17: On redescend sec vers Cassis, je me sens bien et je me mets à foncer, je suis à 4’/km, l’arrivée à Cassis est géniale, avec une tonne de spectateurs. J’entends mon prénom plusieurs fois, ça rebooste.

Km18 et 19: Ma joie s’atténue, on repart sur du faux plat montant et sur la fameuse « côte des pompiers », courte mais difficile! je n’arrête pas de courir pour autant, je reconnais Emma la traileuse fusée en haut de la côte qui ne court pas aujourd’hui, elle me filme en train de mourir, la sadique.

Km20: On redescend, c’est le dernier kilomètre, je donne tout, je sais que c’est foutu pour le sub 1h40 mais peu importe, j’aime cavaler dans les descentes. Les panneaux font le décompte, je double pas mal de monde, 250m – 200m – 150m – 100m – 50m (c’est sadique ce truc!!!), FINISH, en 1h41’09 » .

Au moment de m’arrêter le vomito fait son retour, mais une fois de plus j’y échappe. Quelques minutes plus tard je retrouve Solène et Fanny, et plein d’autres personnes connues ou inconnues. Tout le monde à l’air content, c’était vraiment une belle course.


La joie s’atténue une heure plus tard quand on nous annonce que la voiture qu’on avait laissée à Cassis est dans le périmètre sécurisé et qu’on ne pourra repartir qu’à 15h (chose qui n’était indiquée nulle part la veille), alors on retourne se consoler sur le port…

Mais comment mieux finir une course qu’avec des copines, du soleil, une bière fraîche et des cacahuètes?

Pour conclure, c’était mon premier Marseille-Cassis mais pas le dernier, je sens que cette course va devenir un rendez-vous annuel pour la marseillaise que je suis: je signe déjà d’office pour l’an prochain, avec peut-être cette fois une petite préparation et un vrai objectif de chrono!

2 réflexions sur “Compte rendu: Mon premier Marseille-Cassis

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